Cette science de l’observation


Elle se développe particulièrement en Europe du Nord, sous l’impulsion des botanistes tels que Dodoens, Lobelius ou Clusius (ces deux derniers d’origine française) qui commencent à publier herbiers et flores illustrées. Ainsi, parmi les plus fameux catalogues, on peut citer ceux conservés dans les bibliothèques insulaires, venant compléter ceux cités dans le chapitre précédent. Lire Plus

A Ajaccio 


Ainsi, à Ajaccio sont conservés les Commentarii in sex libros Pedacii Dioscoridis Anazarbei de materia medica (1565) de Pietro-Andrea Mattioli (1501-1577), médecin originaire de Sienne, mort de la peste à Trente; Historia generalis plantarum (1586-1587) de Jacques Daléchamps (1513-1588), médecin lyonnais ; Stirpium historiæ (1583) de Rembert Dodoens (1518-1585), originaire de la région d’Anvers, médecin de l’empereur Rodolphe II ; Rariorum plantarum historia (1601) de Charles de L’Écluse ou Clusius (1526-1609), ancien élève de Guillaume Rondelet (1507-1566), à Montpellier, et professeur à la prestigieuse université de Leyde ou encore l’édition originale Historia plantarum universalis (1610) du médecin botaniste français Jean Bauhin (1541-1613).

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A BASTIA,


Ces catalogues sont les fameux Historiæ plantarum (1542) de Conrad Gesner (1516-1565), professeur de philosophie et médecin à Zurich, certainement l’un des plus grands savants de son temps ; Naturalis historiæ (1551) d’Adam Lonitzer ou Lonierus (1528-1586), médecin à Mayence ; Plantarum seu stirpium historia (1576) de Mathias de L’Obel ou Lobelius (1538-1612), originaire de Lille, ancien élève de Guillaume Rondelet, médecin botaniste du roi d’Angleterre Jacques Ier et qui décède à Highgate, près de Londres. Tous ces auteurs, on le voit, sont des médecins et nomment les plantes comme ils l’entendent, à leur guise, y compris celles qui sont déjà connues. Il en résulte une véritable confusion. Pour chaque plante, il y a bientôt autant de noms que d’auteurs. Ces catalogues, imprimés dans de nombreuses langues et en grande quantité, constituent finalement des listes impressionnantes de plants médicinales et de leurs vertus. Par exemple, l’Historia plantarum de Bauhin décrit 5226 plantes et contient 3426 figures (dont certaine reprises de Fuchs), celle de Gessner

 

A la Patrimoniale de Bastia, ces catalogues sont les fameux Historiæ plantarum (1542) de Conrad Gesner