Expos | Caroline Bonaparte
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lettre de Caroline Bonaparte

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Lettre de Caroline comtesse de Lipona à Hambourg, mars 1817. 3 feuillets, 370 x 242 mm.

Caroline, qui porte alors le titre de comtesse de Lipona (anagramme de Napoli), répond ici en italien à un questionnaire concernant la séparation de son frère Louis, comte de Saint-Leu, d’avec Hortense de Beauharnais. Le mariage du 4 janvier 1802 avait été imposé par Napoléon et acceptée Joséphine pour unir doublement les familles mais le couple ne fut jamais bien assorti. Malgré la naissance de trois fils – dont le dernier deviendra le futur Napoléon III –, ce document consigne le témoignage de Caroline. Elle évoque notamment les relations conjugales tendues des époux, rejetant une grande partie des fautes sur Hortense. Les deux femmes se connaissaient bien, Caroline ayant partagé son adolescence avec elle chez madame Campan.

Caroline, comtesse de Lipona


Title 1

9• Caroline, comtesse de Lipona

Ayant pris le titre de comtesse de Lipona (anagramme de Napoli) en souvenir de se années italiennes, elle vit ses dernières années dans la nostalgie de l’Empire et de la gloire. Ambitieuse, la plus jeune des soeurs de Napoléon, née le 25 mars 1782, a suivi une éducation stricte avec Hortense de Beauharnais chez madame Campan. Très jeune, elle épouse le séduisant Joachim Murat dès les premiers jours du Consulat, en janvier 1800. Suivant le parcours de son maréchal de mari, elle devient grande-duchesse de Berg en mars 1806 avant de gagner Naples dès septembre 1808 où elle prend à coeur son rôle de reine. Protectrice des arts, poursuivant les fouilles d’Herculanum et de Pompéi, elle engage de nombreux travaux urbanistiques afin de moderniser la troisième ville d’Europe. Le sort des jeunes filles n’est pas oublié, plusieurs institutions voyant le jour sous son influence. Ayant quitté à regret le palais de l’Élysée qu’elle avait acquis à Paris, elle embellit ses nombreux palais napolitains et soutient la création musicale avec notamment le jeune Rossini. Ayant conduit Marie-Louise en France, elle s’oppose à son frère sur plusieurs sujets, cherchant même à gagner une certaine indépendance. Après la mort de Murat en octobre 1815, elle vit en exil et meurt, comme Joseph, à Florence, mais cinq ans avant lui, le 18 mai 1839..

Contenu de la lettre

«S.M. la regina Carolina dimorante à Gainburg nell’Austria inferiore sotto il nome di comtessa di Lipona risponde al qui annesso foglio di domande come segue! Risposta all’articolo 1er del foglio di Il signor conte di St Leu ha dimostrato domande… estrema ripugnanza pel matrimonio di cuisi ragiona prima che questo fosse conchiuso. / Idem all’articolo. / 2. – Signora. / Idem all’articolo 3 – Il matrimonio fu proposto come vien detto nella domanda e riensato dal signor conte perché asprava in quel tempo di unizti in matrimonio ad altra dama. / 4 – Vari parenti ed amici sollecitarono il signor conte di St Leu al matrimonio sudetto, e specialmente la sottoscrita, la quale credeva secondando le vedute del suo Augusto fratello l’Imperatore, capo della di lei famiglia promovera i vantaggi del signor conte. Le sue ripulse fincono sempre motivate; come si è detto alla risposta del precedente articolo. / 5 – E con si sovviene delle cose dette in questo articolo ed è êrcio che non osa aamarde ne […]. / 6 – Non si rammenta la sotttoserita se all’epoca indicata o ad altre qui prossime furono dall’imperatore Napoleone rinnovate le sue premure perchè dal matrimonio si eetuide ragioni di convenienza erano prodotte dall’augusto Monaca. I rifiuti del conte erano dedotti dalla ragione esposta nella risposta all’articolo 3e, e dal carattere della principessa Ortenzia ch’egli non gindicava conforme al suo. Qualche tempo innanzi che il matrimonio si conhiudesse, il sigor conte presto il suo pieno e libero assenso. / 7. – L’imperatore impiego le sui paterne e benevoli ammonizione per condurre il sig[nore] conte di St Leu ad una unione da cui si prometteva il ben essere di suo fratello altri parenti si cooperarono nell istesso senso. Il conte diede il suo assenzo come di sopra si e detto. / 8. – Precedenteall’epoca di cui si è parlato nelle risposte ai due precedenti articoli il sign[ore] conte si dolse con la propria madre e sorelle della insistenza che venina gli fassa per un matrimonio a cui ripugnasa. Il progetto fu rimesso ad altro tempo. / 9. – Ragioni di fortuna e di speranze future detterminarono probabilmente il signor conte a desistere dalla sua nagativa circa due mesi trascorsero del prestato consenzo alla conclusione del matrimonio. / 10. – Costa alla sottoscritta che nell’indicato intervallo il conte di St Leu frequento

a questa dama tutti quei riguardi che gli erano dovuti. Non costa che il signor conte sfugisse la donna sudetta ne che cerasse ulteriomente dierire di unirsi a lei. / 11. – Anchè dopo prestato il suo consenso egli manifesto in varie occasioni la sodisfazione che avrebbe avuto di preferire altro matrimonio di suo genio, ma non fu sottoposto a violenza alcuna per eetuire quello di cui è questione. / 12. – La sottoscritta intervenne all’atto civile ma non si accorda aver veduto sul volto / del sig[nore] conte di lei fratello ne illarità ne malancolia. / 13. – Si rapporta alla risposta all’articolo 11. / 14. – Come alla risposta dell’articolo 12. / 15. – Non si e riconosciuto l’abbattimento di cui si ragiona, e quindi non si è avalo luogo d’investigarne la causa. / 16. – Cosat che furono aniti di abitazioni. / 17. – Signora. / 18. – La sottoscritta chiamata in quel tempo in Italia presso al di lei consorte, ignora i dettagli degli avvenimenti ch’ebbero luogo in Parigi, ma intese parlare delle dissenzioni che avevano luogo tra i conjugi ed ache delle loro separazioni momentane. / 19. – Ha sempre inteso dire che il carattere del sig[nore] conte dissentiva da quello della sig[nora] principessa sua consorte, e reciprocamente, per cui si giudicava male assortita l’unione sudetta. / 20. – Sovente il si[gnore] conte si dolse del carattere dissipato della di lui consorte, e questa della gelosia del marito. / 21. – Non ha nulla udito di cio che si domanda. / 22. – Le ignora. / 23. – L’ignora. / 24. – L’ignora. / 25. – L’ignora. / 26. – L’ignora. / 27. Conseia la sottoscritta dell’alto caratterre del suo augusto fratello, l’imperatore Napoleone, non quoi supporre che questa causa aliena dai rapporti politici avesse potuto influire su i destini della Olanda. / 28. – L’ignora. / 29. – L’ignora. / 30. – L’ignora. / 31. – L’ignora. / 32. – La domanda di separazione legale fu prodotta, ma la sottoscritta ignora da chi dei due conjugi lo posse ne sa quali ragioni era basata. / 33. – Il consiglio di famiglia fu riunito, ma la sottoscritta non v’intervenne e non si ricorda la decisione che vi fu presa. / 34. – L’ignora. / 35. – L’ignora. / 36. – L’ignora. / 37. – L’ignora. / 38. – L’ignora. / 39. – L’ignora. / 40. – L’ignora. / 41. Sa che il conte dopo il cambiamento politico dell’Olanda si tranferi in Allemagna, ignora il resto. / 42. – L’ignora. / 43. – L’ignora. / 44. – L’ignora. / 45. – L’ignora. / 46. – L’ignora. / 47. – L’ignora. / 48. – L’ignora. / 49. – Nulla da aggiungere o variave, lo conferma anzi colla sua sottosrizione. Contessa. Gainburg. Marzo 1817.»

Traduction

«S.M. la reine Caroline vivant à Gainburg, en Basse-Autriche, sous le nom de comtesse de Lipona, répond comme suit ! La réponse à l’article 1er de la fiche de M. le comte de Saint-Leu a montré des questions ... d’extrême répugnance pour le mariage des raisons avant la conclusion de celle-ci. / Idem à l’article / 2. – Madame. / Idem à l’article 3. – Le mariage a été proposé comme il est dit dans la requête et réexaminé par le comte, car il était engagé à cette époque pour s’unir à une autre dame. / 4 – Plusieurs parents et amis ont sollicité le comte de Saint-Leu lors du mariage, en particulier les soussignés, qui estimaient que, selon les vues de son frère du mois d’août, l’empereur, chef de famille, défendait les avantages du comte. Ses rejets furent toujours motivés ; comme indiqué dans la réponse à l’article précédent. / 5 – Et avec les choses qui sont dites dans cet article, nous nous souvenons et c’est lui qui n’ose pas mourir de faim [...]. / 6 – Nous ne nous souvenons pas de la subtilité si à l’époque indiquée ou à d’autres ici c’était par l’empereur Napoléon qui renouvelait ses attentions car l’eet du mariage a des raisons de convenance ont été produites par l’auguste maître. Les refus du comte ont été déduits du motif indiqué dans la réponse à l’article 3e et du caractère de la princesse Hortense qui ne lui convenait pas. Quelque temps avant la conclusion du mariage, monsieur a rapidement reçu son consentement libre et complet. / 7. – L’empereur emploie son admonestation paternelle et bienveillante pour amener le comte de Saint-Leu à une union dont il a promis le bien-être de son frère. D’autres parents ont également coopéré dans le même sens. Le comte a donné son avis comme indiqué ci-dessus. / 8. – Plus tôt dans la période mentionnée dans les réponses aux deux articles précédents, monsieurle comte se plaignait auprès de sa mère et de ses soeurs de l’insistance selon laquelle il eaçait le fait pour un mariage qu’il repoussait. Le projet a été remis à une autre fois. / 9. – Les raisons de chance et les espoirs futurs ont probablement amené le comte à renoncer à son refus, environ deux mois ont passé et il était prêt à la conclusion du mariage. / 10. – Aux soussignés, le comte de Saint-Leu

a assisté aux conversations de Mme Hortense dans l’intervalle indiqué, parlant à cette dame de tous les égards qui lui sont dus. Cela n’a rien changé que le comte espère l’épouse en question ou qu’elle veuille tarder à la rejoindre. / 11. – Même après avoir donné son consentement, il a manifesté à diverses reprises la satisfaction qu’il aurait eu de préférer un autre mariage de son choix, mais il n’a été soumis à aucune contrainte pour mener à bien l’aaire. / 12. – Les soussignés sont intervenus lors de l’acte civil mais n’ont pas accepté de le faire paraître sur leur visage / du comte monsieur son frère ni illusion ni mélancolie. / 13. – Se rapporte à la réponse à l’article 11. / 14. – Concernant la réponse à l’article 12. / 15. – Nous n’avons pas reconnu la raison à laquelle nous pensons et nous n’avons donc pas eu lieu d’enquêter sur la cause. / 16. – Cela pour des raisons de logement. / 17. – Madame. / 18. – La soussignée, alors en Italie chez son époux, ignore les détails des événements survenus à Paris, mais avait l’intention de parler des dissensions entre les époux et de leurs séparations temporaires. / 19. – Elle a toujours voulu dire que la personnalité de monsieur le comte était en désaccord ---avec celle de madame la princesse, son épouse, et réciproquement, pour laquelle cela a été considéré comme une union mal assortie. / 20. – Le comte se plaint souvent du caractère dissipé de sa femme et de la jalousie de son mari. / 21 – Elle n’a pas compris ce qui est demandé. / 22. – Elle l’ignore. / 23. – Elle l’ignore. / 24. – Elle l’ignore. / 25. – Elle l’ignore. / 26. – Elle l’ignore. / 27. La soussignée, à propose du caractère élevé de son auguste frère, l’empereur Napoléon, ne suppose pas que cette cause étrangère aux relations politiques ait pu influencer le destin de la Hollande. / 28. – Elle l’ignore. / 29. – Elle l’ignore. / 30. – Elle l’ignore. / 31. – Elle l’ignore. / 32. – La demande de séparation de corps a été produite, mais la soussignée ignore qui des deux époux a apporté les motifs sur lesquels il était fondé. / 33. – Le conseil de famille a été réuni, mais la soussignée n’est pas intervenue et ne se souvient pas de la décision prise. / 34. – Elle l’ignore. / 35. – Elle l’ignore. / 36. – Elle l’ignore. / 37. – Elle l’ignore. / 38. – Elle l’ignore. / 39. – Elle l’ignore. / 40. – Elle l’ignore. / 41. Elle sait que le comte, après le changement politique en Hollande, s’est déplacé en Allemagne, ignore le reste. / 42. – Elle l’ignore. / 43. - – Elle l’ignore. / 44. – Elle l’ignore. / 45. – Elle l’ignore. / 46. – Elle l’ignore. / 47. – Elle l’ignore. / 48. – Elle l’ignore. / 49. – Rien à ajouter ou à changer, bien au contraire, le confirme conviction. Comtesse. Gainburg. Mars 1817.»


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